édito du 28 octobre

Publié le par nicolas voisin

 

Peurs

 

Bush ou Poutine (pour ne citer qu’eux) ont compris que pour rester au pouvoir il est efficace de faire peur et d’évoquer sans cesse l’ennemi ad hoc : le terrorisme.

Le térrosrisme est une réalité, faire de sa lutte le gage de sa réélection est une manipulation. Soros (milliardaire et soutien de Kerry) résume ainsi la situation : « avec la guerre en Irak, nous sommes en train de créer plus de terroristes que nous n’arriverons jamais à en tuer ». C’est sans doute vrais, et le Mob, la foule hurlant ces avertissements n’y a rien pu. N’y pourra rien. Ce n’est point en hurlant que l’on se fait entendre.

 

Staline disait quand à lui que ce qui importe n’est pas comment les gens votent mais qui dépouille les bulletins… manipulations ? sommes nous conditionné ? c’est si facile. Tenez, répondez dans l’ordre et rapidement à ces trois questions : de quelle couleur est une feuille de papier ?… de quelle couleur est la neige ?… que bois la vache ?… Et oui, du lait ; bien sûr… On ne peut plus connu, mais on ne peut plus clair. Nous sommes conditionables.

 

Les forums sociaux européens (FME- je vous ai joint ce lien, parmis d’autres), fête de village ratée pour les uns, foires exotiques pour les autres, ont rassemblés plus de 50 000 participant à chacun d’entre eux (Florence en 2002, Paris en 2003, et Londres du 15 au 17 octobre dernier, pour lequel ces chiffres sont contestés), des jeunes gens de plus de 70 pays, venus débattre de questions légitimes et de causes qui, généralement, sont ignorées des partis politiques traditionnels, conventionnels. Aux delà des sempiternels conflits d’intérêts de partis en plein recrutement, des querelles internes entre ONG, syndicats, mouvements sociaux, artistes et universitaires, c’est une nouvelle forme d’engagement politique qui née, transcendant les partis, où l’on hésite pas à l’occasion, à asséner des « vérités trop vraies » pour pouvoir être ainsi trop simplement énoncées… Et dieux sait qu’entre férus de développement durable, de commerce équitable, entre altermondialistes et réformateurs ou progressistes de tous bord il existe bien des similitudes de pensée. Peu claires. A chacun ses peurs.

 

Je laisserai le mot de la fin à Tony Blair. Ces propos sonnent juste : « le dangers qui guette les (gouvernements) progressistes est qu’ils définissent leur politique économique sur la base de l’antimondialisation et leur politique étrangère sur celle de l’antiaméricanisme. Or le but n’est pas de stopper la mondialisation, mais de la rendre avantageuse pour tout le monde. ». Développement vertueux ? Même si ce doit être un placebo, y croire me soulage.

 

Comme dit la campagne, « les antibiotiques, c’est pas automatique ».

Publié dans la voix du blog

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