Edito du 22 oct.

Publié le par nicolas voisin

22 octobre 2004,

l'année de tous les typhons ?

 

on tue bien des loups, à raison de près de 10% du cheptel au pays du droit de l'homme (4 pour 50, quand il y 2500 loups en Espagne, heureusement, d'autres politiques sont possibles !), alors, que redouter d'une actualité où se mêle ?...allons y… un bourbier iraquien, le difficile dépouillement d'un élection afghane dont l'issus, financée par nos deniers, ne fait guerre (mauvais jeux de maux) de doute, une Russie en pleine crise autoritaire toujours en quête d'un appel opéré à la pelleteuse, un Iran et une Corée à la course au programme nucléaire le plus fumeux, un baril de pétrole devenu fan de varappe, gangrène d'une reprise économique qui regrette déjà son phalanstère, un ISF emmerdé par le medef, où des campagnes, d'autres campagnes, plus politiques, sont financées on ne veut savoir comment, quand les véritables campagnes sont sclérosés autant qu'assistée (l'agriculture française est le gouffre de l'Europe, pourquoi ? comment ?), où les prises d'otages sont devenus quotidiennes et stars de nos quotidiens, où la modernisation des administrations est en panne d'inspiration, où le vote blanc (qui aurait pu dire "non, nous ne voulons pas de ces candidats") est réduit à statistique négligeable, dans un pays dit moderne (je déteste ce qualificatif creux), où l'abstinence est strictement électorale ; pour le reste, on va aux puttes ou/et l'on se trompe ; où une élection du chef du monde dit développé mais en perte de sens, ou de cohérence, tourne (c'est devenu coutume) en référendum pipé (non, rien contre vous Mr Clinton, rasseyez vous), où le référendé est soupçonné de mémoires plus ou moins vives ajoutés « (touchez ma boss mon seigneur ») et de crétinerie avérée (et si réductrice, n’est il pas vrais Mr Wolfovich ?), armé de sa si probable surprise d'octobre qui n'en sera pas une (journée grotte ouverte ou cyclone islamiste sur la Floride ?), d’amitiés saoudiennes douteuses….  et quand les inégalités  sont chaque jour croissantes (le milliard des hommes les plus défavorisés ne récupère que 1,4% des richesses de la planète, leur revenu est inférieur à 1$ par jour (au cours d'un dollar dit "normal"), ils n’ont ni eau potable, ni électricité, ne savent ni lire, ni écrire, se déplacent à pied, ils atteignent le seuil de malnutrition chronique, sont sans abris et sans avenir quand le milliard le plus riche consomme prés de 70 % des produits alimentaires du monde, 70 % de l'énergie, 75 % des métaux, 85 % du bois, emploie 90 % des crédits de recherche et développement (R&D), 80 % des dépenses d'éducation, consomme 40 % de graisses animales, aux alentours de 500 millions roulent en voiture (ce qui représente plus de 20 % des émissions de CO2), ils dépensent des milliards en régime amaigrissant, et l'argent de poche de tous leurs enfants (150 $ par an aux USA) dépasse le revenu global des 500 millions les plus défavorisés… dois je continuer ainsi longtemps ?), où les spins doctors et les vendeurs d'armes font (peu ou prou) les élus, ou même notre paradis tahitien doit s'avouer (Boris léontief, vous nous manquez) les déviances et le clientélisme de Gaston 1° (seul enseignant devenu principale fortune d'un quart pacifique du monde), où la carte vitale permet des escroqueries millionnaires (c’est fou comme l’argent aime l’arnaque, que d’idées reçues alimentées ainsi !), à une époque ou l’obésité tue au nord quand la malnutrition tue le sud, ou la cocaïne s’échoue sur les plages basques et les indépendantistes corses (armés) deviennent sourds aux avancées constitutionnelles ad hoc (soutenues par les modérés), à une époque ou Jakob est Creutzfeld, où Kojak est crevé d’enquête en kit, ou à l’instar d’Iniacio, Bush comme Kerry (tout le contraire de self made men !) prêchent (évangélistes ou non) de « changer de monde (dixit)… mais quel monde ? avec qui ? vers quoi de crédible et de perrein ? un monde meilleur ?

attend on qu’une vague scélérate scelle d’un tube magique tous ces hits haineux ou par trop disparates, tous ces signes abstraits d’un avenir confus…

 

Mahatma Gandhi avait dit ou écrit un jour, je crois pas si lointain « Les riches doivent vivre plus simplement pour que les pauvres puissent simplement vivre ». Vous m’avez conçu dans cette ambiance, papa, maman… parce qu’il y a un quart de siècles ces mots raisonnaient déjà.

 

De quoi rêve-t-on à bientôt trente ans aujourd’hui ? d’être heureux, demain, à trente ans.

 

Et en toute conscience de cette utopie, je ne peux m’empêcher de l’exprimer : c’est possible. Mes 4 chats deux chiens et vingt cinq poissons en témoigneront. L’hiver lui même est frileux… il n’est d’ailleurs point impossible que l’été revienne pour la toussaint… je sens déjà poindre une chaleur… tous saints ? non, Mr rousseau. Orwell savait. Les BRIC le pressentent. Marc levy le conte si bien.

 

Werber le résume ainsi : « si c’est trop beau pour être vrais, alors ça l’est probablement… »

 

N/

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