de l'extrême urgence d'une gouvernance mondiale responsable...

Publié le par nicolas voisin

 
Il y a des anecdotes qui méritent toute la lumière possible.
Alors que le nombre de morts liés à l'effroyable drame qui a touché l'Asie avoisinera les 200 000 victimes, alors que l'aide humanitaire en route dépassera tous les "records" enregistrés (mais avec quel contrôle pour cette "aide" à moyen et long terme ?), alors que 12 pays - comme l'ensemble de la "communauté internationale"- ont été touchés, à divers degrés, une fillette, de plus ou moins 10 ans, qui avait préparée un exposé la semaine précédente sur les Tsunamis, aurait sauvé quelques centaines de vies en donnant l'alerte lorsqu'elle a vu l'eau se retirer, prés de 10 minutes avant que la première vague ne vienne voler d'autres vies et détruire tout ce qu'elle rencontra.
Un coup de projecteur volontaire sur le poids et la priorité absolue à donner à l'éducation, à l'accès au savoir.
Par ce que l'ignorance tue.
Aussi.
 
Au delà de ce drame qui fait redouter les pires épidémies, l'apparition de maladies et de virus nouveaux, un retard économique et un choc psychologique sans égal dans ces pays (comme ailleurs), il est une question qui me taraude... A quand une gouvernance mondiale responsable, pour un développement durable, respectueux des hommes, des femmes, des enfants, des cultures et de notre environnement, à l'économie raisonnée, solidaire, qui contraindrait les gouvernements et à travers eux les peuples (nous), à tendre vers plus de justice, de vérité, de partage ?... Qui donnerait une chance à d'autres fillettes de 10 ans d'accéder à l'éducation et à des peuples entiers de sortir de la chronique malnutrition, (etc)...
Par-ce que quelques nations, quelques voix par-ci, par là, quelques élans du coeur ne pourront rien sans une volonté et une détermination claire de TOUS.
 
Cela me rappelle mon prof d'économie, j'avais 18 ans, en Martinique, qui disait du Sud "ce ne sont pas (tous) des pays en voix de développements, certains sont plus certainement en voix de sous-développement", et nous avec.
 
A quand plus de pouvoir à l'ONU, notamment, pour plus d'harmonie dans le concert des nations ?
Pour créer, enfin, durablement, un cycle vertueux de développement "bio-logique"...
 
D'ici à ce que ces réflexions aboutissent, donnons.
Du temps notamment.
L'argent n'est pas tout.
La volonté est bien au delà.
 
Le débat est ouvert...

Publié dans la voix du blog

Commenter cet article

nico 03/01/2005 19:01

Posons la question ad hoc (si je peux me permettre ;-) quel cataclysme suivrait une calamité naturelle exceptionelle, en France, de type sismique par exemple, notamment en terme de nucléaire ?
Un Tsunami est quasi inimaginable ici (il l'était également là bas...), mais dans ce cas, ce qu'un pays du Nord pourrait faire consisterait à informer les populations, donc à en sauver la plus grande partie. La qualité des constructions permettrait qu'un grand nombre résistent. Ne nous voilons cela-dit pas la face, de tels évènements seraient dramatiques également. Je ne veux pas jouer les cassandres, mais s'il fallait y voire une "main divine" ou une "planète terre", fachée par nos errements, l'enchainement de ces catastrophes naturelles ne serait alors pas prêt de se tarir... Une idée, comme ça...
Un dernier "truc". J'écoute en ce moment même Europe 1, il semblerait qu'il commence à y avoir "trop" de dons, d'argent (des milliards d'euros)... l'argent ne fait pas tout... Il peut même beaucoup défaire... 
Et notre "bonne conscience", as-t-elle un prix ?
 

finidori 03/01/2005 18:46

J'ai voulu écrire
Autre question: Que se passerait-il si le même phénomène arrivait en France ?
Quels moyens avons-nous pour limiter fortement le nombre de victimes ?

finidori 03/01/2005 18:45

Bonne question.
Autre question: Que se passerait-il si le même phénomène arrivait ? Quels moyens avons-nous pour limiter fortement le nombre de victimes ?

Pour l'histoire des logiciels libres / systèmes d'alerte, est-ce qu'on peut essayer de recencer ce qui existe ? Au fur et à mesure des visites et avis de spécialistes, on fait le tri.

nico 03/01/2005 18:07

une autre question : celle de la reconstruction : ces zones sont "innondables" (quel euphémisme !), vas-t-on (cela semble être le cas, notament des sites touristiques) reconstruire au même endroit ? à l'identique... l'homme a la tête dure... et chez nous on en est à réviser la loie littorale.... suis perplexe...

finidori 03/01/2005 17:49

Faire des logiciels libres va dans le bon sens. Il ne faut toutefois pas penser que ça rédoud tout. Combien de maisons/hôtels disposent d'internet ou même de l'électricité 24h/24 ?
En plus, sur la plage, il est rare de se balader avec son PC connecté à internet. Sauf quelques touristes avec leurs téléphones mobiles haut de gamme.
En plus, le problème est toujours le même: une fois les logiciels développés, il faut amener l'information à chacun. Et là, c'est difficile. Mais les associations humanitaires peuvent le faire.
Espérons au moins que ce drame permette la prise de conscience qu'il faut aussi aide à prévenir grâce à la connaissance (exemple des gens qui ont vu la mer se retirer loin et ont sauvé des vies).
Par contre, sauf erreur (aux experts de la prévention de confirmer), mais il me semble avoir lu qu'on pouvait s'abonner par e-mail à des sites qui transmettent les prévisions. Peut-être faudrait-il améliorer le système en ciblant (si ce n'est déjà le cas) par zone et intensité. Ce sites utilisent-ils un modèle commun (type XML) de représentation de la prévision ? Cela permettrait de recouper les informations de plusieurs sites et faciliterait le développement de logiciel de veille.