Être ikien ou ne pas être...

Publié le par nicolas voisin

 
Être ikien commence par être débordé.
Être ikien consiste à "ne pas avoir le temps".
Mais ne vous y trompez pas, un Ik est avenant; c'est un être sociable.
Un Ik sourit, s'enthousiasme, se dépasse, pour sa raison d'être.
Un ikien travaille. Dur. Beaucoup. Consciencieusement.
Les ikiens sont, un peu, révoltés (mais pas trop, surtout contre les taches du quotidien et les incompétents des petits instants), ouvertement "gothiques", "artistes diplômés" ou "libéraux réalisés", entre autres, ils sont fiers, de leurs ouvrages, de leurs réussites, de leurs amis, aussi.
On pourrait qualifier les ikiens de "techniciens intellectuels (qui nieront l'être) épicuriens", par oppositions aux "instinctifs cérébraux, épicuriens", leurs si contrastés cousins.
Ils se valent bien !
Un ikien n'est pas altruiste, mais il sait s'ouvrir aux autres, écouter, s'adapter.
Les ikiens détestent les "donneurs de leçons", les écoles de pensées, en dehors de la leur, bien sûr, qu'ils ne renieront parcontre pas ; ce qu'ils détestent chez les autres peut ainsi être "sublimé" chez eux.
Ils ont la plus grande difficulté à comprendre les "gens qui ont du temps".
Les ikiens adorent les langages techniques, ceux propres à leur tribu, souvent non compréhensibles par le "commun des mortels", notamment les "non-ikiens".
Un ikien pense la vie à deux comme "1+1" ; je connais des non-ikiens qui pensent le couple comme "2"...
Un ikien ne fusionne pas.
Un ikien apprends, en silence, dans la douleur, et régurgite, avec parcimonie.
Face aux machines, les ikiens sont facilement vulgaires et en guerre tout autant qu' attentionnés ou attachés à elles.
Ils sont friands de finesse, de précision, de maîtrise d'œuvre (et rêvent, ce n'est pas incompatibles, d'œuvres faciles, parfois, également).
Ils sont convaincus de leur propre sincérité, et sont d'ailleurs bien souvent profondément honnêtes.
Est-ce qu'être ikien est, ou rend, "snob" ?
Il y a des ikiens "bourgeois-bohêmes" (ikbobos), des ikiens "métrosexuels", des ikiens "consommacteurs" et il y a aussi des non-ikiens.
Par-ce que, permettez moi de le préciser, être non-ikien n'est ni une tare ni une qualité.
Peut-être une différence ?
Ce n'est ni plus ni moins facile à vivre.
Et pas plus seul qu'à deux.
Sans doutes existe-t-il des différences d'appréciation de la liberté.
Par-ce qu'être ou ne pas être ikien, c'est avant tout être.
En vie.
Et la vie est pleine de iks.
 
 
A mon Ik.
Que j'm tant,
Ce petit bout de bêtise(s) en ligne(s)
 
Un apprenti prince charmant non-ikien.
 
(image : pochette retouchée US3 / Acid Jazz - "an ordinary day in an unusual place" - 2001)

Publié dans romans & nouvelles

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