Manifeste de l'utopie concrète

Publié le par nicolas voisin

 

Rester silencieux, ou parler dans son coin, devient de la lâcheté, de la connivence, de la résignation...

 

Aucun projet ne se dessine en Europe où la gauche, mangée par l'air du temps, n'a pas pu produire autre chose qu'un médiocre social libéralisme.

Aucune utopie ne porte le vieux continent pacifié.

Pourrions-nous parler d'un Front Populaire Européen ?

Peut-il inventer un espace des libertés et du lien social dans ce monde que les religions, les tribus émiettent.

Pouvons-nous penser ?

Pouvons-nous orienter la protestation anti-mondialisation dans un projet positif de partage de la culture avec le Sud ?

Dans une lutte mondiale pour la laïcité ?

Dans l'invention d'un plan Marshall pour le Monde ?

Pour porter ce projet mondial,

Pouvons-nous faire de l'Europe le lieu d'un lien social restauré ouvert sur le monde ?

Pouvons-nous proposer à l'Europe,

un service civil garçons filles, un impôt de la personne utile, au Sud et au Nord, à la pacification des esprits et au développement ?

Pouvons-nous proposer à l'Europe,

De nouveaux services publics,

De l'eau, de la ressource fondatrice,

Du bâtiment, embellir et transformer les villes hors du marché,

Du médicament, l'intelligence devenant gratuite, on ne fait pas d'argent sur le Sida ?

Pouvons-nous faire un tour de l'Europe en prenant le meilleur de chaque pays ?

Pouvons-nous reconnaître le fait métropolitain et fabriquer un au-delà de l'Europe des nations appuyé sur les métropoles qui sont aujourd'hui les lieux où se croisent les citoyens du monde entier ?

Pouvons-nous penser une politique de l'école qui fabrique du citoyen, hors de l'idée de former du producteur ou de formater de l'idiot ?

Pouvons-nous décider que les villes en Europe ne connaissent plus de lieux apartheidaires ?

Pouvons-nous décider de pouvoir se parler et développer la latinité, pas seulement la francophonie ?

Pouvons-nous penser l'impôt hors des catégories de la technocratie ?

Pouvons-nous orienter l'impôt vers tout ce qui fabrique du lien social, supprimer la T.V.A. sur tous les lieux de rencontre, bistrots, restaurants et cafés théâtre ?

Pouvons-nous lancer un mouvement philosophique de masse, inventer des instances de palabre, genre sénat philosophique, pour ne pas laisser aux commissions et aux spécialistes la gestion des questions éthiques, informatiques et télévisuelles ?

Pouvons-nous fabriquer des Parlements composés d'amateurs éclairés et ainsi marginaliser ce qui s'appelle partout la classe politique et qui s'éloigne chaque jour des citoyens ?

Exerçons donc notre liberté, qu'aucune main invisible ne nous guide !

Tout commence toujours par les idées.

Reprenons des vieilles recettes dont celle des Etats généraux.

Décidons de lancer des Etats généraux de l'utopie concrète.

Car rien de ce qui est dit là n'est impossible, et pourtant fait rêver.

Dans la complexité du Monde, on peut porter quelques idées simples.

La personne est au centre, et son émancipation est la condition de celle du tous, il faut lire Marx dans le bon ordre.

Le commun est possible à condition, comme dit Freud de s'ôter de la tête que l'homme est bon, et de faire l'erreur d'en vouloir un nouveau.

La question de l'art est centrale pour un projet commun, le sublime est ce qui permet de grandir et d'élever les hommes.

L'embellissement et la transformation des villes, le développement de la création, l'éducation populaire, la célébration artistique du vivre ensemble sont le ciment d'un projet commun, l'amour possible dans un monde sans amour.

Il faut traiter le citoyen en artiste (" As an artist ", dit Joyce)

Les Etats généraux auraient une musique : l'hymne à la liberté du Don Juan de Mozart,

Une devise : celle de Rimbaud des Illuminations " j'ai tendu des cordes de clochers à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse ".

Une manière de s'exposer en Europe : la tournée de l'illustre théâtre de Molière.

Les trois Christ laïques seraient convoqués.

L'espace démocratique des Etats généraux serait le cercle, ou l'ovale (dans l'ovale il y a deux foyers et pas de lieu pour le despote).

Les premiers Etats généraux pourraient se tenir aux Bouffes du Nord,

Dans un premier temps ils rassembleraient ceux qui trouvent des chemins dans les sociétés les plus bloquées.

Philosophe qui comme Michel Onfray démissionne de l'Education National et crée une université populaire de philosophie.

Militant qui comme Richard Dethyre en créant l'APEIS a inventé les chômeurs comme acteurs dans l'espace public.

Architecte comme Patrick Bouchain qui fabrique du lieu en créant du lien

Etc. …..

L'idée est aujourd'hui d'unir les intellectuels fabricants.

Pas seulement l'engagement Sartrien (toujours suspect) ni uniquement l'organique (Gramscien),

Non ! des intellectuels fabricants

Construisons en Europe une Fabrique Démocratique, un espace de projets

Comme d'habitude

Encore un effort Européens, rejoignons nous,

Si vous voulez refonder en Europe la République.

 

 

Signataires du Manifeste:

Cyril Aouizerate, Roland Castro, Arnauld Champremier, Vincent Charpenet,

Gaspard Delanoë, Mina Djaad, Leila Gicquel, Geoffrey Gouverneur, Marc Fontaine, Patrice Franceschi, Eric Halphen, Antoine Lefebure, Ahmed Meguini, Abel Mestre, Alexandre Pessar, Oriane Sarfati, Vincent Vogt.

Pour participer

Contact : secretariat@utopiesconcretes.org <mailto:secretariat@utopiesconcretes.org>

 

 

 

Soirée-débat

Les Intermittents de la politique entrent en scène

21 avril 2005

à la Flèche d’Or

de 19h au changement

 

Avril 2002/Avril 2005

Un seul bilan : il est de plus en plus urgent pour le citoyen de réinvestir le politique !

 

Le MUC est un mouvement de citoyens, ne s’interdisant rien, amateurs éclairés, ressentant l’urgence de réinvestir la politique, pour faire cesser le monopole politicien sur la chose publique. Le 21 avril 2002 a sonné comme un coup de tonnerre.

Le 21 avril 2005, marquera notre entrée en scène.

Une entrée en scène de plus en plus impérative :

O 3 ans après la débâcle du 21 avril, les conditions de la défaite et du climat d’intolérance et de repli, qui y ont présidé, sont toujours là :

§ des politiques en mal de représentation, incapable de « sentir la société », dont la professionnalisation du pouvoir les déconnecte inéluctablement ;

§ l’absence de projets de société, de vision du vivre ensemble, qui ne fait qu’accélérer la recherche de refuges identitaires, et le délitement du lien social.

La dernière ébauche d’un projet de société est issue du programme de la Résistance.

Nous exprimerons, au cours de cette soirée-débat, les raisons qui nous poussent à investir activement le champ du politique, les objectifs que nous nous fixons.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour constituer ensemble un parlement de citoyens, et penser collectivement un programme pour 2007:

O Qui remet au centre l’idée du sens, qui réhabilite l’utopie, comme idée moteur de progrès, pour le moment sans lieu, et non une idée irréaliste. Ouvrons lui des territoires.

O Dans une démarche à l’opposé du fonctionnement des partis traditionnels, pour réellement débattre ensemble. La parole vous sera donné : des cahiers de projets seront ouverts dans toute la salle pour recueillir vos propositions de citoyen.

O Dans une logique de pour, et non de contre, parce qu’il est temps de construire, de s’atteler au projet, seule tâche qui vaille pour donner sens et armature à une société, ce soir là, collectivement, nous lancerons publiquement le Mouvement d’Utopie Concrète.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour exercer ensemble notre liberté de citoyen, et faire un pied de nez à nos politiciens de métier, qui ont perdu le sens du projet.

Faire de la politique, voilà tout l’enjeu, c’est ici le point de départ de notre démarche, ni avilissante, ni réservée aux experts, la politique est le seul moyen du changement.

Notre ambition est d’organiser les bases d’un véritable débat citoyen pour penser les défis de nos sociétés. Les propositions qui naîtront de nos échanges ne resteront pas lettre morte : elles seront portées, défendues sur la scène politique. Inventons un lobbying citoyen.

Concrétisons ensemble nos utopies.

Ouverture

Accueil et présentation du MUC par Roland Castro, son président.

Quelques mots sur les actions annuelles du MUC : des états généraux le 14 juillet, un engagement sur la laïcité le 9 décembre.

Première partie

Intervention des Personnalités témoins :

ö Utopies et politique

v Bernard Stiegler, directeur de l’Ircam, philosophe

v Mona Chollet, journaliste, auteur chez Calmann Levy de « la tyrannie de la réalité »

ö Le souffle citoyen / asphyxie de la politique politicienne

v Jacques Nikonoff, président d’ATTAC

v Patrick Viveret (sous réserve de confirmation), membre de la Cour des Comptes

Invités à faire leur propre bilan et exprimer leur désir d’engagement autrement.

Deuxième partie

L’engagement du MUC en 3 étapes

ö le 21 avril 2002, nécessité impérative, désir impérieux d’entrer en politique, face au séisme politique

v Ahmed Meguini, Co-fondateur et Porte-parole du Mouvement spontané

ö Bilan des 3 ans de vie politique à Gauche : incapacité à faire face à la situation.

v Arnaud Champremier Trigano, directeur de la publication TOC

ö Nécessité d’entrer en scène

v La nécessité philosophique par Cyril Aouizerate, entrepreneur et philosophe

La question du possible à partir du rien. Faire cesser la dictature de la culpabilité, qui pèse sur le citoyen de gauche : dénoncer l’instrumentalisation qui est faite du 21 avril pour verrouiller toute critique des partis de gauche, de leur absence de projets.

Dire l’attente vaine d’un leader charismatique de gauche pour voter en paix avec sa réflexion de gauche. Cette réflexion nous pouvons la porter.

v L’insurrection du sens par Roland Castro, architecte et intermittent de la politique

Roland Castro annonce des 3 principaux thèmes, bases des Etats généraux,

- le plan Ghandi

- le marchand / non marchand

- les institutions

qui se tiendront le 14 juillet dans le cadre de la « fête des la fédération »

Clôture

Lancement de l’invitation à se joindre aux travaux de réflexion visant à élaborer en juillet d’un programme électoral. Pour ce, disposition de cahiers de doléances à plusieurs endroits de la flèche d’Or.

 

Plus : courts-métrages engagés et modules d’interactivité (journaux muraux et Blogs°en direct)

 

 

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nico 12/09/2005 16:29

je vais y jeter un oeil Roland.
mon blog a déménagé ici : http://www.nuesblog.com/ (pour en coser)
et sache qu'un "think tank" dans la mouvance est en élaboration... plus d'info très prochainement (et itw de ronad castro ici > http://blpwebzine.blogs.com/skypeblog/2005/05/lutopie_concrte.html )

merci de ta visite...

Roland 12/09/2005 15:41

Bonjour,

1000 pour 100 d’accord avec toutes les démarches de rupture ou, au moins de résistance !

Mais peut-on espérer convaincre et mobiliser sans d’abord, et en préalable :
 Réinventer la politique dans sa fonction et son rapport entre citoyens, élus et résultats,
 Imaginer un autre système politique que carrière et business, privilèges et promotion,
 Inventer une autre crédibilité, un autre enthousiasme, une autre responsabilité pour les citoyens dans leurs associations.
 Définir le fonctionnement d’une autre démocratie !

Avec les armes fabriquées par la droite, en restant implicitement dans le cadre de référence actuel avec ses postulats et ses fondamentaux, avec son vocabulaire et ses codes... on ne gagnera rien de plus que, passés l’espoir ou l’illusion, la récupération ou la déception, l’abstention et la résignation !!

C’est ce que j’essaie de dire dans ce site http://initiative.politique.free.fr/

Si tu veux bien, donnes-y un coup d’œil. Je suis à ta disposition pour en parler plus à fond et pour … bosser !!

Des idées neuves pour une démocratie neuve !!

Roland LECOINT
lecrol@yahoo.fr

nico 30/04/2005 22:49

interview dans la semaine, sauf contre-ordre... :) clic internaute, clic !

nico 26/04/2005 16:40

Merci vous :)
je me sents donc obliger de faire cette interview de Roland Castro... je vois ça ;-)

"culture da" ?

CHARLES Christine 26/04/2005 16:15

Une bouffée d'oxygène à vous lire, pour moi petite élue à la culture da