Carpe diem sed lex...

Publié le par nicolas voisin


("Les sans" by Gaelic  / "la raie publique"... je n'ai pas pu m'empêcher !)

 

Pourquoi me donnez-vous ce que vous me reprendrez ?
 
Ils ont failli me gâcher Blog et Cahuètes...
Le 4 avril (la gueule de bois sera de circonstance) il faudra avoir, pile-poil, rendu sa copie, sa déclaration de revenus pour honorer ses impôts sur ce précieux pécule...
 
La TVA m'agace, Le impôts locaux vous saignent, mais ces impôts-là, sur le revenu, j'ai un soucis avec... Pourquoi me donne-t-on en contrepartie de mon travail un salaire sur lequel l'on va me reprendre une considérable partie ? Pourquoi me laissez-vous le goût de moyens qui ne sont pas réellement les miens ? pourquoi donner pour reprendre quand il pourrait être si confortable d'être "saisi" à la source ? Sans rentrer dans le débat sur le bon ou le mauvais usage de ces dits-impôts (arlésienne des comptoirs), comment ne pas sentir une amère frustration à "rendre" une fraction importante de ses revenus ? Et si je ne les avais plus ? Serais-je traité comme un fraudeur ? Un hors la loi, un malfrat ? Et si à l'avenir je souhaitais que vous me ponctionniez avant même de me verser cet argent ? Le pourrais-je seulement ? Car je ne le place pas cet argent, je ne le fais pas fructifier, non, je le consomme. Qu'il y en ai peu et pas assez, suffisamment ou d'avantage, il sera consommé, "redistribué", dépensé, dilapidé diront d'autres, dans le quotidien, l'alimentaire de confort, les liquides réconfortants, et autres addictions de l'instant, de l'immédiateté, de la jouissance... Carpe diem sed lex ?
 
Et quand je verse mensuellement un "RMI" à un parent, qui sans cela ne vivrait pas décemment, pourquoi ne puis-je pas le déduire entièrement de mes impôts ? Les liens et l'entraide, la solidarité générationnelle ne vaudraient-ils pas ces efforts consentis par notre si cher État, dont on attend tant, et qui redistribue, lui, à ce jour encore, si mal ?
 
Je voudrais être libre de reverser de façon responsable, solidaire, pertinente et délibérée cet incontournable obole, et me passer - ce n'est pas un "anarchiste" qui le dit - de vos administratifs et coûteux services, Messieurs-Dames de Bercy...
Ainsi soit-dit !
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans la voix du blog

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nico 14/03/2005 15:51

tu sais quoi mon Pierre : j't'embrasse... Suis d'accord avec ce regard (tendre mais juste) qui est le tient. En prélevant à la source et proportionellement, je suis convaincu que l'on s'acheminerait vers un moindre ressenti d'amertume face à ces impôts... Ce qui ne résoluera pas le problème de l'affectation et de la redistribution de ceux-ci, mais j'avoue qu'apposer ces débats les uns aux autres ne me semble pas plus constructif que cela... Je ré-écrirai donc à ce sujet ;-)

Pierre Cattan 14/03/2005 15:40

Salut Nico,
l'ethique de la responsabilité personnelle parle à tous les amoureux de liberté. Moi-même, j'aimerai redistribuer comme je veux mes impôts, mais je suis content que Bébéar ne puisse pas le faire et j'hurle de rage quand les "riches" ne jouent pas le jeu en fuyant à l'étranger. La meillure solution pour moi : un impôt prélevé à la source et intégralement progressif. Tout le monde paye tant de pourcent de ce qu'il gagne, jusqu'à un seuil trop élevé de richesse où il faut à nouveau passer en palliers.
Essaye de penser plus aux infirmières, aux profs, flics, juges, aux crèches, aux écoles, aux hopitaux, il vaut mieux penser à ça plutôt qu'aux recpetion de monsieur l'ambassadeur et aux petits fours des cocktails mondains parisiens :):):)
Bien à toi,
Pierre

nico 14/03/2005 08:28

que serait, cher Ess, le blogging s'il était l'outil de ceux qui savent et non celui de ceux qui veulent partager des avis ?
Quelqu'un sait il s'il est en France possible de payer dès la source (façon GB) ou forfaitairement d'avance (façon EDF-Brasil) ?!


Javafred : les incitations pourraient être tellement plus diverses et pragmatiques... La ponction à la source ne me semble pas être forcément rédibitoire... On en débat ?!

Dam : Moi non plus, pas anti-impôt... Jutse, j'aimerais que les payer ne soit pas chaque année un problème...

ess 14/03/2005 00:27

je ne peux pas croire que tu n'aies pas trouvé tout seul la logique et la réponse qui va avec chacune de tes questions...
(au Brésil, c'est le système EDF : tu paies en permanence, et la fin de l'année, on te rend en fonction de ta "consommation" - généralment plus basse que prévue).

Bao 13/03/2005 22:56

Le système anglais est plus logique je trouve: tu reçois ta paye déduction d'impôts déjà faite dessus! c'est moins flippant que de devoir déclarer et reverser des sous au final... c'est un point de vue.