Adieux. Norah.

Publié le par nicolas voisin

 

"Aujourd’hui est le premier jour…

Le film commencerait comme ça. Délicieusement, Norah Jones caresserait de sa voix magnifique la douce et rassurante image de l’eau se retirant sur une plage de sable blanc ensoleillée. « Don’t know why », qui inaugurait son album “Come away with me”, serait tout a fait approprié pour lancer le film. Le générique serait long, reposant, apaisant. Dans une police légère, en incrustation, blanc sur sable, les différents patronymes des intervenants, acteurs, producteur, réalisateur, apparaîtraient en catimini avant de s’effacer, modestement, sans racolage, sans caractère gras ni superstars.

 

 

 

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Je n’y avais jamais songé avant, l’héroïne pourrait s’appeler Norah.

Ce sera Norah, mais Norah Bozon, ma particule première, matière élémentaire, mon Bozon de Higgs, ma particule Dieu.

Mais Norah sera un homme.

N’allez pas y chercher une quelconque ambivalence de circonstance.

Non.

En tant qu’homme, je me sens incapable d’écrire sous les traits d’une femme, d’une si belle femme. Les belles, les très belles femmes, m’intimident considérablement. Cette Norah Jones qui demeurera son homonyme est auteur, compositeur et interprète, comme quelques autres, admirables. Axel Red en est une autre.

Ce film sera donc un hommage aux femmes, un bras tendu vers la paix et une énième quête initiatique…

 

 

 

*

 

 

 

Pourquoi s’en cacher ? Je n’ai aucun talent littéraire, à priori, et aucun succès, à postériorité, avec mes romans. Je ne sais pas plus comment se conçoit un scénario.

 

 

Voici donc l’histoire de ce film, que j’ai écrit, avant de vous quitter...."

 

J'étais fatigué de l'actualité... c'était le début d'une nouvelle de mars 2003 ("Adieux. Norah").

Excellente journée.

Publié dans romans & nouvelles

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