Alternatives Economiques

Publié le par nicolas voisin

(numéro 234 - mars 2005 - page 59 / Dossier "La presse en crise")

 

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nico 09/03/2005 15:31

tu ne crois pas si bien dire... on en reparle dans 15 jours...le bois d'arbre est à portée de main ;-) et si je gagne ce "combat".. Vous gagnez tous... je t'expliquerai ;-)

javafred 09/03/2005 12:57

bon alors prix spécial au jeune gars plein d'avenir.
Faut bien leur faire un tremplin aux djeuns !

nico 08/03/2005 23:55

comme un inconnu faisant part de ses coups de coeur et ses colères, qui raconte sa vie, assure sa communication personnelle au passage, et enfin un doigt pointé vers des abérations... ou encore un jeune gars plein d'envie qui lance des perches... Une épine ni célèbre ni crédible, mais un relaie d'opinion ;-)

javafred 08/03/2005 20:56

Alors tu te considères au choix comme :
* une épine dans le pied ?
* un blog de célébrité ?
* le nouveau média crédible ?
Une seule réponse autorisée....

via Nico / Alter Eco 08/03/2005 11:30

"Alternatives Economiques" est en kiosque, et en vente via leur site (lien sur cet article)... Voici reproduit ici l'édito de ce dernier numéro (afin de vous inciter à aller plus loin) :

Superprofits

par Philippe Frémeaux

"Voilà que les plus grands groupes du CAC 40 viennent d’annoncer coup sur coup des résultats records, alors que l’économie française enregistre des résultats mitigés sur le front de la croissance et franchement mauvais sur le plan de l’emploi. Qu’on en juge : Total, quatrième pétrolier mondial, a fait plus de 9 milliards d’euros de profits, Arcelor et L’Oréal plus de deux milliards, PSA et Renault n’ont pas été en reste, sans même parler des banques.
Cette opulence des grands groupes, qui profite d’abord à leurs actionnaires et à leurs managers, via bonus et stock-options, choque. Il y a bien quelque chose d’immoral à voir ces entreprises dégager des profits colossaux alors qu’au même moment, les salaires et le pouvoir d’achat stagnent et que le chômage continue de flirter avec les 10 % de la population active. Ces entreprises profitent-elles au moins de toute cette manne pour préparer l’avenir ? Rien n’est moins sûr. L’investissement reste à un niveau bas : après une année 2003 calamiteuse, il n’a progressé, en France, que d’un modeste 2,8 % en 2004.
La richesse des multinationales « françaises » n’est cependant pas directement corrélée à la situation de l’économie hexagonale. Soyons clairs : si nos stars du CAC 40 sont si profitables, ce n’est pas seulement parce qu’elles se refusent à augmenter les salaires en France, en tirant profit de la mauvaise situation de l’emploi. C’est surtout qu’elles sont parvenues à développer leurs activités à l’étranger et tirent parti, mondialisation aidant, de la vive croissance du reste du monde. Les profits de Total ou d’Arcelor proviennent ainsi d’abord du haut prix du pétrole ou de l’acier, engendré par la vigueur de la demande chinoise. Et ce n’est pas du marché français que L’Oréal, PSA ou Renault tirent la majeure partie de leur chiffre d’affaires et de leurs profits, loin s’en faut.
Il est néanmoins sûr que ces entreprises redistribuent plus qu’elles n’investissent, fidèles en cela à la logique du capitalisme financier dans lequel nous sommes entrés depuis vingt ans. Elles consacrent ainsi beaucoup d’argent à défendre leur valeur boursière, en distribuant des dividendes et en rachetant leurs propres actions, afin de se voir reconnaître par les marchés financiers une valeur qui les place en position de prédateur plutôt que de proie à l’égard de leurs concurrentes. Pour autant, il serait faux d’affirmer qu’elles ne se préoccupent que de court terme. Ces firmes continuent d’investir, de préparer l’avenir. Mais elles le font bien souvent ailleurs, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, là où elles estiment avoir plus de perspectives de croissance que dans la vieille Europe.
Et sur ce point, les firmes ne sont pas seules coupables. La faute en revient tout autant à nos gouvernements, incapables de créer un climat favorable à l’investissement. Non pas en flexibilisant à outrance le marché du travail ou en taillant dans la protection sociale, comme les bons docteurs néolibéraux le leur conseillent avec obstination, mais en menant une politique économique mieux coordonnée, plus dynamique, qui ouvre des perspectives de croissance. Un programme qui ne semble malheureusement pas encore à l’ordre du jour. "